07/02/2026
De retour chez moi.
C’est un très grand voyage que celui de la perte d’une mère. Trois mois de fin de vie douloureuse pour elle, trois mois de nomadisme pour ma soeur et moi, à faire des aller-retours à 10 000 km de notre île. Notre maman vivait seule dans un appartement de location. Le plus dur au décès, contrairement à ce que je pensais, ce n’est pas la douleur de la perte. Elle s’efface par nécessité devant la terrible épreuve matérielle. Je ne parle même pas de l’organisation des obsèques, qui pourtant ressemblait à une plongée en eaux profondes. Ni des démarches administratives, qui nous ont découragées plus d’une fois. Je parle du tri de l’appartement et des choix à faire parmi ses effets personnels, avant de donner tout le reste à des associations. Je parle des souvenirs qui prennent vie à chaque lettre retrouvée, chaque photo, chaque objet. Je parle de l’enfance enfouie dans ce fatras, qui vous ressurgit à la figure comme un violent coup de poing, avant de se faire toute petite et se terrer dans un recoin, triste et désemparée, parce qu’elle est désormais à moitié orpheline.
J’ai choisi des photos bien sûr, mais aussi des objets qu’elle avait fabriqués comme des poteries et des peintures, et d’autres qui nous accompagneront dans notre vie de famille. Pour que jamais l’enfance ne s’éteigne.
Merci à ma soeur Colette alias Coco Peint, Zendette et Canard laqué, d'avoir été là pour qu'on fasse ce chemin ensemble ❤ Et à vous qui me lisez, merci pour le précieux soutien que vous m'avez témoigné depuis le début de ce voyage.
Qu’il est bon d’être là 🥰
Marion