03/09/2025
Réveillé de l'ivresse,
réveillé, au moins, mais le soleil punit.
Sous sa punition, je me souviens de ta promesse,
celle que tu n'as pas tenue.
Je me souviens encore du chant du rossignol,
celui que nous avons fait voler grâce à la magie de l'art,
Te souviens-tu de lui, de son chant, de son vol,
mon amour, mon visage, l'âme que tu as laissée derrière toi ?
Chaque fois le chant est de plus en plus lointain,
comme la lune et la nuit sont de plus en plus lointaines.
Dans la nuit, je me perds,
oubliant ton contact et ton art avec la chaleur du poison.
Je me souviens peu de ta trace blanche,
douceur éphémère que tu m'as condamné à goûter,
pluie d'art qui fait cesser mon silence,
pluie d'amour qui crée ma douleur.
Lune, j'ai déjà oublié ta lumière,
je me languis de ton éclat et de ta couleur,
ton amour et ma prière,
celle que tu n'écoutes plus.
J'espère ne plus jamais vous revoir,
J'espère ne plus jamais me souvenir de votre éclat.
Je retourne, une fois de plus, au châtiment doré,
à la brûlure du soleil, pour oublier ton éclat.
Des lances d'or transpercent ma poitrine ouverte,
je saigne, je t'oublie, je t'abandonne,
par volonté.