28/06/2026
Depuis près d’un an, je travaille sur un défi que peu d’ateliers acceptent de relever : redonner vie à des gravures disparues.
Au fil des restaurations, un constat revient souvent : de nombreuses montres ont été excessivement polies, ou marquées lors de tentatives d’ouverture hasardeuses.
Cette Wyler monobloc en est un exemple typique. Conçue pour une ouverture par le dessus, sans fond déclipsable, elle a visiblement été forcée au couteau par le passé, laissant derrière elle de profondes cicatrices.
À partir d’un travail de reproduction numérique fidèle, respectant jusqu’aux irrégularités d’usinage propres aux années 60, les marquages ont été recréés. Les creux trop profonds ont été repris au laser de soudure, avant une regravure complète et une finition adaptée, pour retrouver l’équilibre visuel d’origine, sans tomber dans un rendu trop neuf ou artificiel d'un simple marquage blanc par exemple ou d'un lettrage parfait.
Presque un an de tests, d’essais, de composants sacrifiés, de blessures aux mains, aux yeux et aux poumons plus t**d, je tiens enfin la clé pour obtenir exactement ce que j’avais en tête.
J’ai hâte de vous montrer ce qu’il est possible de faire sur d’autres matières, sur des reproductions de logos et d’autres aspects de ce véritable “rabbit hole” dans lequel je suis tombé.
J’étudie chaque projet gratuitement, mais uniquement après réception de la montre à l’atelier, car trop de facteurs entrent en jeu pour standardiser un devis. Contact par e-mail, Instagram ou téléphone : tout est indiqué dans la description.
C’est le premier post qui documente ce travail. Beaucoup d’étapes et de matos sont volontairement gardés secrets.
Instagram étant aussi un terrain d’espionnage entre professionnels, voir ses idées partagées gratuitement et monétisées ailleurs a le don de me dégouter.
Aucun tip, matériel ou réglage ne sera donc partagé. On a déjà donné, les copains et moi. Comprendra qui pourra. 😉