22/05/2025
Ma mère a fait de la figuration dans Le Parrain. Elle jouait la femme du médecin dans Le Parrain. Une fois, lors d'un tournage avec le Parrain à côté d'elle... (ma mère était très grande, 1,75 m), ils ont mis une plate-forme sous ses pieds pour qu'il ait l'air plus grand que ma mère !
Patricia Delgado
Avant de devenir « Le Parrain », je dormais sur un canapé emprunté, rêvant du moindre rôle.
Je m'appelle Alfredo James Pacino. Je suis né à East Harlem, à New York. Mon père est parti alors que j'étais encore enfant, et ma mère, qui avait du mal à joindre les deux bouts, m'a élevé du mieux qu'elle pouvait.
Nous n'avions pas de luxe ni de projets pour l'avenir. Nous avions à peine de quoi vivre au jour le jour.
À 17 ans, j'ai quitté l'école et j'ai travaillé là où je pouvais : je livrais des produits, je tamponnais des tickets de cinéma, je nettoyais même des bureaux.
Mais au fond de moi, mon âme appartenait à la scène, même si peu de gens le savaient.
J'ai essayé d'entrer dans toutes les écoles de théâtre que j'ai pu trouver... et j'ai été refusé plusieurs fois.
Je dormais chez des amis, parfois même dans la rue.
Certains jours, je mangeais à peine, mais je ne manquais jamais une répétition.
Je vivais dans un petit appartement, plein de cafards et avec des fuites au plafond.
Pourtant, je me levais tous les matins en espérant qu'un jour quelqu'un me verrait jouer.
Et finalement, quelqu'un l'a fait.
Lorsque j'ai reçu l'appel pour Le Parrain, tout le monde dans le studio n'était pas convaincu.
Ils disaient que j'étais trop petit, que je n'avais pas la bonne présence pour jouer Michael Corleone.
Mais Francis Ford Coppola a cru en moi.
Et avec ce rôle... ma vie a changé pour toujours.
Puis sont venus Scarface, Scent of a Woman, ...et ensuite Twilight, et bien d'autres.
Mais chaque personnage que j'ai joué était plus qu'un simple rôle : c'était une cicatrice déguisée en dialogue.
Car je ne faisais pas que jouer. Je survivais grâce à mon art.
Al Pacino n'est pas né avec un chemin déjà tracé... Il l'a construit avec chaque « non », chaque larme et chaque nuit où jouer était la seule chose qui le maintenait en vie.
« Certaines vies ne sont pas sauvées par accident... Elles sont sauvées par la passion. »
- Al Pacino