Tout commence à Dunkerque, en 1908, au 12, rue de l'Église, où deux frères fondent la Maison Verhoeven. Anthony, l'horloger, accueille les plus grandes manufactures de son temps, dont Patek Philippe, tandis que Maxime, l'esthète, ouvre rue Auber à Paris et séduit une clientèle internationale éprise de belles choses ; dès l'origine, la Maison conjugue ainsi l'exigence horlogère et l'art de recevoir
, entre Dunkerque et Paris. La guerre détruira la ville, jamais l'esprit : Jacques, fils d'Anthony, relance la Maison à Malo-les-Bains en 1946, puis rue Clemenceau en 1958, dans un Dunkerque reconstruit. En 1982, Éric Verhoeven, gemmologue, reprend le flambeau à trente ans, tisse des liens avec les plus grandes maisons et installe la Maison place Jean Bart en 1994 ; aujourd'hui, Axel Verhoeven — quatrième génération, arrivé lui aussi à trente ans — inscrit cet héritage dans son époque. D'une génération à l'autre, une même exigence demeure : choisir de belles pièces, les confier à des mains sûres et accompagner chaque client dans la durée. Car la Maison Verhoeven n'est pas seulement un lieu où l'on choisit une montre ou un bijou : c'est un atelier. Gemmologue de formation, Éric Verhoeven a pris l'habitude de sélectionner lui-même ses pierres, puis de les faire monter sur place — de ce geste est née une collection joaillière qui porte le nom de la Maison, pensée pièce par pièce plutôt que par séries. Cette exigence se prolonge dans deux ateliers, l'un dédié à la joaillerie, l'autre à l'horlogerie, où l'on crée, transforme et répare, redonnant vie à un bijou de famille comme on règle un mouvement ancien ; le conseil y tient une place essentielle : choisir une pierre, comprendre une provenance, apprécier un mouvement, sans jamais noyer sous le jargon. À cette expertise s'ajoute une sélection rigoureuse de grandes signatures, en horlogerie comme en joaillerie, guidée par une même idée : la justesse plutôt que l'accumulation. La Maison défend enfin une autre forme de transmission, à travers ses pièces d'horlogerie et de joaillerie de seconde main, sélectionnées, expertisées et garanties : donner une nouvelle vie à une pièce chargée d'histoire, c'est prolonger, autrement, le lien qui l'unit à ses clients. Entrer chez Verhoeven, c'est aussi pousser la porte d'un lieu qui ne ressemble à aucun autre : depuis toujours, la Maison accroche à ses murs des toiles et installe des sculptures, si bien que la joaillerie y dialogue avec l'art contemporain, à travers les œuvres d'Erró, Combas, Seguí, Geneviève Asse ou Klasen — une vitrine devient galerie, une visite, une promenade. Cette histoire vient de s'enrichir d'un nouveau chapitre : au 37, place Jean Bart, la boutique a doublé sa superficie, portée à 250 m², où chaque maison trouve désormais son écrin. Omega y dispose d'un espace dédié — une première —, aux côtés de vitrines signées Pomellato, FRED, Chanel, Hermès, Hublot ou dinh van, et des créations 1908 nées des ateliers Verhoeven, tandis qu'au sous-sol un salon de réception et son bar prolongent la visite, autour de l'univers Montblanc et d'un art de vivre choisi. L'esprit, lui, ne change pas : que vous cherchiez le bijou d'une étape de vie ou la montre qui vous accompagnera longtemps, vous êtes reçu avec la même attention, dans un cadre feutré, par un conseiller qui connaît ses clients. À deux pas, le Club Verhoeven — un lieu à part, distinct de la boutique — prolonge cet art de recevoir et accueille certains événements menés avec ses maisons partenaires. À Dunkerque comme en ligne, la Maison Verhoeven défend un luxe hors du temps, sincère et sans ostentation : une maison de famille qui n'a rien à envier aux grandes adresses parisiennes, et qui sait honorer l'héritage d'hier sans renoncer aux envies de demain.