Créations SCL

Créations SCL Des mots des phrases parfois drôles parfois touchants . Des écrits qui parlent !

11/29/2025

Vague inattendue

Elle a commencé doucement, presque en silence,
Comme une brise qui n’oserait pas toucher la mer.
Un merci posé au bord d’une phrase,
Un regard un peu plus long, un sourire qui reste en l’air.
Rien de spectaculaire, rien d’avoué.
Juste des signes légers, qu’on pourrait oublier.

Mais jour après jour, la brise est devenue marée.
Et soudain, leur présence à tous
A pris la forme d’une vague d’estime,
Une onde large, profonde, bienveillante.
Ils me voient, ils me parlent, ils me reconnaissent,
Et tout en moi vacille devant tant de lumière.

C’est étrange de sentir cette chaleur
Quand on a longtemps appris à rester en retrait,
À minimiser ce qu’on fait,
À douter du moindre pas, du moindre mot.
Alors comment supporter tout cela ?
Comment accueillir cet élan collectif
Sans se cacher, sans détourner les yeux ?

Il y a cette partie de moi
Qui voudrait se réjouir, respirer, s’ouvrir.
Et une autre, plus ancienne, plus craintive,
Qui tremble devant la gentillesse,
Comme si chaque compliment était trop lourd,
Comme si chaque marque d’attention
Rappelait une fragilité que je préférerais taire.

J’avance dans les couloirs un peu démuni,
Touché, ému, parfois presque submergé.
Leur estime me suit, me cerne, m’enveloppe,
Et je ne sais pas toujours quoi en faire.
Un simple bonjour prend des allures de vague.
Un geste d’entraide devient un raz-de-marée.
Et même si c’est beau, même si c’est tendre,
Je me demande : « Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? »

Pourtant je sens, quelque part en profondeur,
Que cette vague n’est pas là pour me noyer.
Elle m’apprend, patiemment, doucement,
À recevoir ce que j’ai longtemps refusé.
À comprendre que je mérite peut-être, moi aussi,
Ce regard qui ne juge pas,
Cette confiance offerte sans conditions,
Cette place parmi eux.

Alors j’essaie.
Je laisse un peu d’eau m’atteindre,
Juste assez pour ne plus avoir peur.
J’apprends à dire merci sans rougir,
À sourire sans m’excuser,
À accepter que l’on m’apprécie
Sans que cela devienne un poids.

Et peut-être qu’un jour,
Quand la vague reviendra —
Car elle reviendra —
Je saurai l’accueillir pleinement,
Non comme une tempête à éviter,
Mais comme une mer calme
Qui me porte et me rappelle
Que je suis digne, moi aussi,
D’un peu de lumière.

10/26/2025

Je ne parle plus

Je ne parle plus.
Les mots se sont éteints un à un,
comme des chandelles oubliées dans une église vide.
J’ai regardé la dernière flamme trembler,
puis mourir,
sans essayer de la retenir.

Je ne parle plus,
parce que personne n’écoute.
Parce que même les murs ont cessé de renvoyer l’écho.
J’ai crié trop longtemps dans le vent,
et le vent m’a appris la fatigue.

Alors j’ai choisi le silence.
Un silence froid, immense,
qui s’enroule autour de moi
comme une mer sans rive.
Il n’y a plus rien à attendre.
Rien à dire.

Les jours passent, identiques.
Le matin ressemble au soir,
et le soir s’effondre dans la nuit
sans laisser de trace.
Je compte les heures,
mais les chiffres s’effacent dans ma tête,
comme des pas qu’efface la pluie.

Je regarde les objets,
ils ne me parlent plus non plus.
La chaise, la fenêtre, le miroir —
tout est là, tout me regarde sans me voir.
Même mon reflet semble fatigué d’exister.
Ses yeux sont vides,
comme s’il avait cessé d’espérer quelque chose de moi.

Je suis seule.
Pas la solitude douce,
celle qu’on choisit pour rêver ou penser —
non.
Celle qui griffe le cœur,
celle qui creuse les os,
celle qui fait trembler les mains dans le noir.

Je parle parfois dans ma tête,
à des visages disparus.
Des ombres qui ne me répondent plus.
Je leur dis : « Vous me manquez »,
mais le vent avale les syllabes,
et il ne reste rien.

La nuit, je m’allonge,
et j’écoute le monde tourner sans moi.
Les murs respirent,
la terre murmure,
et moi, je reste là, figée,
comme une prière que personne ne prononce.

Je me souviens vaguement d’avoir ri.
D’avoir aimé.
Mais ces souvenirs sont pâles,
comme de vieilles photos trempées dans la pluie.
Je ne sais plus si c’était moi,
ou une autre,
une femme qui a disparu en me laissant son visage.

Je ne parle plus.
À quoi bon ?
Les mots ne changent rien.
Ils tombent, se brisent,
comme la pluie contre les vitres fermées.

Et pourtant —
au fond du silence,
tout au fond,
une minuscule flamme s’obstine encore.
Elle ne réchauffe rien,
elle n’éclaire pas,
mais elle résiste,
comme si même la tristesse avait peur de mourir à petit feu .....

10/25/2025

Dans cette vie, nous sommes seules

Dans cette vie, nous sommes seules,
Face au silence des matins clairs,
Sous le poids des choses que l’on veut,
Et de celles qu’on perd en chemin.

Nous marchons, l’âme à découvert,
Cherchant des signes dans le vent,
Comme si la brise savait taire
Les secrets lourds du firmament.

La solitude n’est pas absence,
Elle est ce miroir du dedans,
Où l’on se voit sans complaisance,
Dépouillée du regard des gens.

Nous sommes seules, oui, mais vivantes,
Reliées par le souffle du monde,
Par ces questions jamais finies
Que le cœur pose à l’infini.

Car tout se meurt, et tout renaît,
Et dans ce cycle sans visage,
Nous ne sommes qu’un court reflet,
Un battement sur le rivage.

Pourtant, dans l’ombre du mystère,
Se cache un sens que l’on devine :
Si tout se perd, si tout se tait,
C’est que la vie veut qu’on devine.

Nous sommes seules, mais non sans lien
Le sable parle à la rivière,
L’arbre comprend la main de l’air,
Et le silence entend le sien.

Dans cette vie, nous sommes seules,
Parce qu’aimer, c’est se risquer
À voir l’éternité cruelle
Dans un regard prêt à s’en aller.

Et pourtant, quel plus beau vertige,
Que d’exister sans tout comprendre,
D’être une étoile sans litige,
Perdue, mais libre, à se suspendre.

Nous sommes seules, mais dans le Tout,
Et ce Tout murmure en nos veines :
Chaque douleur, chaque dégoût,
Est une école de la peine.

Alors, peut-être qu’être seule,
Ce n’est pas fuir ni s’effacer,
Mais apprendre que sous la meule,
Brille un diamant insoupçonné.

Dans cette vie, nous sommes seules,
Mais seules à pouvoir penser,
Seules à nommer la lumière,
Seules à rêver la liberté.

Et quand viendra l’heure du silence,
Quand la chair rendra sa clarté,
Peut-être qu’enfin, dans l’absence,
Nous saurons : nous n’étions pas seules… en vérité.

09/20/2025

J’étais et je ne suis plus

J’étais la braise ardente dans le ventre des nuits,
un éclat d’or suspendu au-dessus des abîmes.
Je portais des soleils au creux de mes paumes,
et l’espérance me suivait comme une ombre fidèle.

J’étais la mémoire des sources,
l’enfant que rien n’effraie,
un corps ouvert au monde,
un cœur qui battait trop fort.

Mais l’usure des jours a déchiré mes voiles,
les visages aimés se sont effacés,
mes pas se sont perdus dans des terres muettes,
et ma voix s’est brisée contre les murs du temps.

Je ne suis plus que le souffle d’une absence,
une silhouette effacée dans le miroir,
un regard sans éclat,
un cri qui s’éteint avant de naître.

Les songes que j’abritais se sont changés en cendres,
mes mains se ferment sur le vide,
et chaque mot que je prononce
me ramène au silence.

J’étais, et je ne suis plus.
Je flotte entre hier et jamais,
habitant la carcasse d’un monde défunt,
prisonnier d’une chair qui se souvient.

Pourtant, dans le noir persiste une étincelle,
faible, vacillante, presque morte :
c’est le souvenir de ce que j’étais,
l’ombre d’un feu que nul ne ranime.

Alors je marche encore,
parmi les ruines de mon nom,
portant la certitude
que le néant m’attend, patient,
comme un frère retrouvé.

J’étais, et je ne suis plus.
Et dans ce gouffre sans fin,
je deviens ce que la nuit réclame :
un silence,
un oubli,
un rien.

09/02/2025

J’attends.
Et dans cette attente,
je refuse d’être invisible.

On voudrait que je me taise,
que je reste polie,
que je ravale mes angoisses
pour ne pas troubler la paix des autres.

Mais non.
Je suis une humaine
pas une ombre qui s’excuse de respirer.
Mon corps est en jeu,
ma vie est en suspens,
et j’ai le droit de crier.

Le téléphone tarde ?
Alors je le dis :
c’est inhumain.
Ce silence médical
me broie plus que la douleur.

On me demande de patienter ?
Moi, j’exige qu’on m’entende.
J’exige qu’on regarde en face
ma peur, ma colère,
mes nuits sans sommeil.

Parce que cette attente n’est pas une formalité.
C’est une arène.
Et je me bats à mains nues
contre l’inconnu qui veut mon nom.
J'ai le droit d'en parler et de m'informer au pire si j'ai rien je m'aurai instruit ......

08/29/2025

Tu l’as éloignée de son monde pour mieux la détruire

Tu l’as arrachée de ses racines,
Comme on déracine une fleur pour la piétiner.
Tu l’as mise à genoux dans un désert sans ciel,
Et chaque souffle qu’elle prend saigne sous ta main.

Mais ce n’est pas seulement elle que tu brises.
Tu déchires les yeux de vos enfants.
Leur innocence s’écrase sous le poids de tes hurlements,
Chaque porte claquée devient une gifle sur leur peau.

Ils se recroquevillent,
Le cœur battant comme des tambours affolés,
Apprenant trop tôt que la maison peut être une prison,
Que l’amour peut porter un masque de bourreau.

Tu n’entends pas leurs silences qui crient.
Tu ne vois pas leurs nuits trempées de larmes.
Tu n’imagines pas les cicatrices invisibles
Que ton ombre grave au fer dans leur mémoire.

Un enfant ne devrait pas connaître ce gouffre.
Un enfant ne devrait pas vivre le froid dans les bras d’un père.
Et pourtant, tu les tords, tu les brises,
Tu fais d’eux les héritiers de ta violence.

Elle, tu la détruis lentement.
Eux, tu les condamnes à porter ton empreinte
Comme un poison qui coule dans leur sang.

08/21/2025
08/18/2025

Un simple “Comment ça va ?”

Parfois, ce sont les mots les plus légers
Qui portent les plus grands trésors.
Un simple “Comment ça va ?” posé doucement,
C’est une main tendue dans l’invisible.

Ce n’est pas seulement une formule,
C’est une lampe qu’on allume dans le cœur de l’autre,
Un signe discret : je te vois, tu comptes pour moi.

Et si la réponse est un sourire,
Ou même un soupir lourd de silence,
On aura déjà planté une graine de chaleur,
Là où la solitude voulait s’installer.

Car demander, c’est écouter à demi,
Et écouter, c’est déjà aimer.

Et si ce petit geste te tape sur les nerfs,
Ne cherche pas la faute dans la question…
Car peut-être que le problème,
C’est la muraille que tu portes en toi.

08/17/2025

J’ai juste besoin d’écrire,
de déposer sur la page tout ce qui déborde,
tout ce qui tremble dans l’ombre des pensées.
Ce n’est pas une histoire que je raconte,
ce n’est pas une énigme à résoudre,
c’est seulement une pluie de mots,
un souffle qui refuse de se taire.

Tu n’as pas besoin de comprendre.
La compréhension enferme parfois,
elle met des murs autour des élans,
elle demande des raisons là où il n’y a que des battements.
Or, mes phrases sont des éclats d’oiseaux,
elles naissent pour s’envoler,
pas pour être capturées.

J’ai juste besoin d’écrire,
comme on trace un sillon dans la terre
sans savoir ce qui germera.
Chaque lettre est une semence fragile,
chaque silence entre les lignes
est un jardin invisible.

Tu n’as pas besoin de comprendre,
car il n’y a rien à décoder.
Les mots ne sont pas des cadenas,
mais des clés offertes à l’air,
des fenêtres ouvertes sur un ciel mouvant.

Alors je continue,
encore et encore,
sans attendre d’échos,
sans attendre de réponses,
car écrire est déjà l’éclaircie.

Toi, ton rôle est de lire sans poser de question.

08/13/2025

Entre deux battements

Il y a ce temps suspendu,
où l’air semble plus lourd,
où chaque tic de l’horloge
pèse comme une pierre dans la poitrine.

Les mains cherchent quelque chose à tenir,
les yeux fixent le vide
comme s’il y avait là,
dans l’ombre, une réponse à deviner.

Les pensées s’emmêlent,
dressent des scénarios,
tantôt clairs comme l’aube,
tantôt sombres comme la nuit sans lune.

Et pourtant,
au fond de cette attente tendue,
brille une minuscule étincelle —
celle qui dit :
« Le monde ne se décide pas
en un seul papier plié,
ni en un seul mot prononcé. »

Alors on respire.
Et on attend.
Et, quelque part,
le cœur se prépare à accueillir la lumière,
quelle que soit sa couleur.

Petiteange 🐼

08/09/2025

Ma bulle

Je vis dans ma bulle, tranquille, à l’écart,
Loin des jugements, loin du regard.
C’est mon espace, mon souffle, mon coin,
Un endroit que je garde comme un jardin.

Si tu y es, c’est pas par magie,
C’est que t’as su marcher sans bruit,
T’as respecté ce lieu fragile,
T’as compris que le vrai se dit sans style.

T’es chanceux d’être là, je te le dis,
C’est pas offert, c’est un pari.
Alors garde ça, tiens-le fort,
Car ces instants-là valent de l’or.

Mais n’oublie jamais cette fin :
Ma bulle, c’est d’abord mon chemin.
J’y suis bien, même si t’es pas là —
Elle m’appartient, et elle restera.

Petiteange 🐼

07/31/2025

Tu m’as effacée

Il n’y a pas eu de cris.
Pas de disputes.
Pas de fin claire.
Juste un jour où tout a changé…
Et je n’ai plus eu de place dans ta vie.

Tu as uni ta vie à un quelqu'un
Et ce moment, ce grand moment,
Je voulais en faire partie.
T’aider, t’entourer, te soutenir.
Mais personne ne m’a laissé entrer.
Personne ne m’a demandé.
Et toi… tu le sais pas .

J’ai essayé, tu sais.
Discrètement.
J’ai voulu apparaître sur les photos,
Partager ce fragment de bonheur,
Mais à chaque fois, quelqu’un prenait ma place.
Comme si l’espace à côté de toi
M’était interdit.

J’ai souri, en silence,
Tout en me sentant disparaître.

Je t’écrivais, te repondais
Mais mes messages s’effaçaient dans l' indifférence.
Je te parlais,
Mais tu ne m’écoutais plus.
Je te regardais,
Et tu ne me voyais déjà plus.

Tu étais entourée,
Comblée,
Radieuse…
Et moi, exclue.
Sans raison.
Sans explication.

Je n’ai pas demandé grand-chose.
Juste d’être là, à tes côtés.
Ton amie.
Celle d’avant.
Celle qui aurait tout donné pour toi.

Mais tu m’as effacée.
Pas d’un seul coup —
Mais lentement, cruellement.
En m’oubliant vivante.
En ne me laissant plus exister à tes côtés.

Et maintenant, je suis là,
Avec ce vide immense,
Cette fracture invisible,
Cette absence qui hurle chaque fois que je pense à toi.
Sache que je t'en veux pas mais sache que ça me fait mal . Sache que je t'aime pareil même si c’est dure pour moi

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Pointe-Calumet, QC

Opening Hours

9am - 5pm

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