Dre Mélissa Sue Sayeur Neuropsychologue

Dre Mélissa Sue Sayeur Neuropsychologue Évaluation neuropsychologique pour enfants et adolescents. Prise en charge rapide

04/10/2026

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TDAH vs TSA: hyperfocalisation ou intérêt restreint? Super intéressant, à lire!
03/08/2026

TDAH vs TSA: hyperfocalisation ou intérêt restreint?

Super intéressant, à lire!

Suite à ma vidéo sur l'hyperfocalisation dans le TDAH de ce matin, on m’a demandé : « Et la différence avec les intérêts spécifiques dans le TSA, ce serait pas intéressant à évoquer ? »

Sans être un expert du TSA, j’ai essayé de voir ce qu’on en disait dans la littérature. Et c’est une question qui mérite vraiment qu’on s’y arrête.

Parce qu’en apparence, ça se ressemble beaucoup. Dans les deux cas, on observe une personne complètement absorbée, difficile à interrompre, comme coupée du monde. Mais quand on regarde de plus près, ce qui se passe « sous le capot » (les processus cognitifs) semble assez différent.

Dans le TDAH, l’hyperfocalisation est un état passager et involontaire. Elle se déclenche quand quelque chose capte l’attention au bon moment — une nouveauté, une stimulation forte. Et l’objet peut changer d’une semaine à l’autre. Après l’épisode, on entend souvent : « J’ai passé quatre heures là-dessus sans m’en rendre compte, et j’ai oublié tout le reste. » Le vécu est ambivalent : agréable sur le moment, mais souvent suivi de culpabilité.

Dans le TSA, l’intérêt restreint est un trait stable dans le temps. Le même domaine peut être investi pendant des mois, des années, parfois toute une vie. Et surtout, il remplit une fonction régulatrice : il apporte de la prévisibilité, réduit l’anxiété, et constitue souvent une source de compétence et d’identité. La détresse ne vient pas de l’intérêt lui-même, mais de son interruption forcée par l’extérieur.

C’est une distinction qui a des conséquences concrètes pour l’accompagnement, en particulier quand les deux conditions coexistent chez une même personne.

Un point important que je tiens à préciser : il n’existe pas encore d’étude, à ma connaissance, qui compare directement ces deux phénomènes dans un design expérimental dédié. L’étude de Dwyer et al. (2024) s’en approche le plus, en montrant que l’hyperfocus est transdiagnostique mais avec des profils différents. Une partie de cette analyse repose donc sur du raisonnement clinique, pas uniquement sur des données expérimentales. La transparence, c’est aussi ça.

J’ai tenté de résumer les principales distinctions dans une infographie réalisée avec NotebookLM.

« 🧬 Peut-on prédire si un traitement du TDAH va fonctionner… grâce à la génétique ? »Une question qui surgit parfois dan...
02/16/2026

« 🧬 Peut-on prédire si un traitement du TDAH va fonctionner… grâce à la génétique ? »

Une question qui surgit parfois dans mon bureau.

« Les résultats montrent qu'aujourd'hui ces scores ne permettent pas de prédire de façon fiable si le traitement sera efficace ou non. »

🧬 Peut-on prédire si un traitement du TDAH va fonctionner… grâce à la génétique ?

C’est une idée séduisante qui fait son chemin depuis quelques années : faire un test génétique, et savoir à l’avance si une personne répondra bien au méthylphénidate.

Une grande étude internationale (Brésil, Espagne, Norvège – environ 1 000 patients) vient justement tester cette hypothèse. Les chercheurs ont utilisé ce qu’on appelle des scores polygéniques : des indicateurs génétiques censés refléter le “risque” de TDAH ou d’autres troubles psychiatriques.

Les résultats montrent qu'aujourd'hui ces scores ne permettent pas de prédire de façon fiable si le traitement sera efficace ou non.

Pourquoi ? Parce que ces scores mesurent surtout une vulnérabilité au trouble, pas la manière dont le cerveau va réagir à un médicament. Autrement dit, la génétique du “risque” n’est pas forcément la génétique de la “réponse au traitement”.

Cela ne veut pas dire que la médecine de précision est une illusion. Mais plutôt que, dans le TDAH, on ne dispose pas encore des bons outils. Les auteurs expliquent qu’il faudra :

1. mieux définir ce que signifie “répondre à un traitement”,
2. étudier directement la génétique des personnes qui répondent (et non seulement le risque de TDAH),
3. travailler sur de très grandes bases de données internationales.

Selon vous, qu’est-ce qui compte le plus aujourd’hui pour expliquer qu’un traitement fonctionne ou non dans le TDAH : la biologie, le contexte, le suivi, ou l’ensemble de ces facteurs ?

N’hésitez pas à commenter ou à identifier quelqu’un que le sujet intéresse.

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