06/09/2026
« Regarde maman, on voit la Corse ! »
Ça commence toujours comme ça. Depuis 45 ans.
La traversée en bateau, le grand bleu à perte de vue, puis ce petit bout de terre qui se dessine à l’horizon. Celle que l’on surnomme si justement l’Île de Beauté.
Des paysages de carte postale, bien sûr… mais pas seulement.
La Corse, ce sont des rencontres, une douceur de vivre, des parfums, une lumière et des couleurs que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. En une seule journée, la mer, la montagne, les villages, le maquis… et cette impression que le temps s’écoule autrement.
C’est là que tout a commencé, et c’est certainement là que tout finira.
Mais pour le moment, on respire. On profite. On se ressource.
Et ce mot prend ici tout son sens : Ucciani signifie « petite source », ou « là où les sources abondent ». Peut-être est-ce pour cela que j’y reviens chaque année, comme à ma propre source.
Ce voyage est devenu un pèlerinage essentiel. Un retour à ce qui compte. À mes racines.
Et aujourd’hui, il y a surtout le bonheur de transmettre. Transmettre ces valeurs, ces légendes, ces histoires familiales. Apprendre à reconnaître l’odeur du maquis, aimer ces montagnes et cette mer, retrouver des visages familiers… et, simplement, se sentir chez soi.
Mon mari en rit. À chaque fois, il me chante à tue-tête :
« C’est le pays où je suis née ! » 😂
Pourtant, cette île ne m’a pas vue naître. Elle a vu naître mes aïeux.
Et malgré cela, lorsque la Corse apparaît au loin depuis le bateau, quelque chose en moi sait que je rentre à la maison.
Parce que c’est ici, peut-être plus que partout ailleurs, que je me sens profondément moi.